 Sidiki BAKABA dénonce "la malice des hommes" Sidiki BAKABA dénonce "la malice des hommes" Le Jour Plus - RCI, 24/03/2010 Dans le cadre de la saison théâtrale 2010, le Palais de la Culture d'Abidjan a présenté samedi dernier à 20 heures dans son enceinte à la salle Ebouclé Kodjo «la malice des hommes ». Débuté à 20 heures, c'était dans une salle sombre et pleine que Mike Danon et ses coéquipiers ont joué la pièce émouvante et d'éveil de conscience écrite par le dramaturge burkinabé, Jean Pierre Guingané. La mise en scène a été faite par Sidiki Bakaba et produite par Ayala Bakaba. En trois tableaux, le dramaturge burkinabé nous plonge dans un univers totalitaire où règne un despote nommé "Son Excellence". Le pays vivait au rythme du parti unique. Alors que tout semble aller pour le mieux pour son Excellence et sa dictature. Alors vient un jour où la Grande Rive, la puissance occidentale qui cautionne son pouvoir, lui fait injonction d'opter pour le multipartisme. Pour ce faire, la grande puissance est passée par son ambassadeur qui a amadoué, et promit au dictateur "Son Excellence" de lui venir aide pour prééviter toutes sortes de dérapages. En sus, il ne peut qu'obtempérer, mais décide de tourner la chose à son profit. Il a fait venir sa nièce, son neveu et le plus riche commerçant du pays en leur proposant une forte somme d'argent pour créer des partis politiques d'opposition. Animé de peur, Azar, le commerçant refuse dès l'entame la proposition... Parce que pour lui trahir son Excellence qui ne lésine par sur les moyens pour exécuter ses ennemis est synonyme de la mort. Connaissant son plan, Son excellence rassure ses hôtes qu'il ne se passait rien. Il était censé contrôler ces différents partis. Ces partis ont vu ie jour, des manifestations par ci et par là. Bon programme de gouvernance, bonne presse dans ia circonstance, sa nièce survole les élections. Battu aux joutes présidentielles, respectant le serment totémique dénommé "panthère", il cède le pouvoir à sa propre nièce et s'est tiré une balle dans la tête pour éviter l'humiliation. La moralité que nous pouvons tirer de cette pièce de théâtre est le respect des lois que nous nous sommes prescrits. Parce que cela nous amène résolument à la paix. Voilà pourquoi après avoir été battu aux élections, vu le serment qu'il a prêté avant d'être aux affaires, Son Excellence n'a fait que la soumission. C'est pourquoi, il a cédé le fauteuil à sa nièce qui a été élue démocratiquement sans crier gare.
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