 Grande première de "Son Excellence" au Palais de la culture GUINGANE félicite BAKABA pour sa fidélité à son message Notre Voie - RCI, 23/03/2010 La grande première de "Son Excellence" de Sidiki Bakaba, une adaptation de "La malice des hommes" du Burkinabé Jean-Pierre Daogo Guingàné, a eu lieu le vendredi 19 mars 2010, dans la salle KOdjo Ebouclé (700 places) du Palais de la culfure de Treichville. Au terme de la représentation, le dramaturge venu du Pays des hommes intègres a félicité Sidiki Bakaba, metteur en scène et l'adaptateur de cette pièce pour être resté fidèle à son message. "C'est un grand plaisir pour moi de pouvoir assister à ce spectacle exceptionnel. C'est très bien, voire excellent. Mon message a été entendu. Le metteur en scène n'a rien enlevé. Il a produit une mise en scène qui n'étouffe pas le texte", a t-il souligné avant de rendre hommage au professeur Bernard Zadi Zaourou et à son maître Bernard B. Dadié, qui ont tous répondu présents à ce spectacle de 2 h 30 mn qui s'inscrit dans la continuité de "C'est ça là même" et de "C'est quoi même" produits par Yvette Ayala, épouse BAKABA. "Son Excellence" démarre par un prologue du metteur en scène qui, contrairement à ses récentes productions, demeure hors de la scène. Puis Sidiki Bakaba cède la place à ses élèves du l'Actors Studio, notamment Mike Danon (Son Excellence), Beugré Djep (Fassano), Olivier Lezin (ambassadeur), Sidibé Moussa (le journaliste), Lago Gilles (Zakar), Laurraine Koffi (Georgette), Tao Herman (Massi), Lucie Vabré et Fatoumata Sogodogo (Binta), Cissé Vadieneka (un serviteur), Gbessi Adji (Azar), Kanga Agathe et Antoine Missa (personnage du bar). Ces jeunes comédiens restituent l'image d'une Afrique noire à l'heure de réelle alternative démocratique. D'un côté, une Afrique noire tenue par la "Grande Rive", c'est-à-dire l'Occident qui lui dicte ses volontés, incarnée par Son Excellence. Et de l'autre une Afrique noire qui veut assumer son développement et sa souveraineté dans le respect des principes démocratiques et des droits humains à l'image de Binta. Comme l'a soutenu Jean-Pierre Guingané, ils sont restés dans le ton de "la malice des hommes", qui est une invitation à une réelle prise de conscience de la communauté de l'Afrique noire face au rapport de domination tous azimuts que veut lui imposer les puissances occidentales à travers un jeu de scène bien maîtrisé et qui, parfois, a arraché des fous rire à la salle qui affichait complet. L'option du noir et du blanc au niveau des costumes (Fredy N.) et du décor emprunté à la technique du flash back au cinéma révèle par ailleurs cette Afrique qui s'accroche au deuil de l'époque de l'esclavage et des années coloniales. Idem pour le son (Kouassi K. Narcisse), la musique (Mike Danon et Bomou Bassa) et la lumière (Sam Papes et Franck Sery) qui traduisent la tristesse, le désespoir, les pleurs, les Souffrances des peuples du continent noir. Cette soirée théâtrale a enregistré la présence du nouveau ministre de la Culture et de la Francophonie, Anzoumana Moutayé, du président du conseil d'administration du Bureau ivoirien du droit d'auteur (BURlDA), Gadji Céli St Joseph, ainsi que de nombreuses personnalités du monde des arts et des étudiants.
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