LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE AU PALAIS DE LA CULTURE M. LAURENT GBAGBO APRRECIE 04/03/2006
Le Président de la République M. Laurent GBAGBO était au Palais de la Culture le samedi 25 Février 2006 pour assister à la représentation de « Il nous faut l’Amérique » de Koffi KWAHULE mis en scène par Sidiki BAKABA.
Un grand moment que cette représentation qui, avec la Première de la pièce, a été certainement la meilleure. Le Président a également visité L’Oiseau-livres.
En ces jours où la Côte d’Ivoire s’achemine vers la paix mais n’est pas encore sortie de la crise, que le chef de l’Etat se déplace et vienne assister à un spectacle sur le théâtre de verdure de la berge de la culture est le signal fort que l’Art peut venir à bout de la guerre et de tout déchirement entre les hommes. M. Laurent GBAGBO, tout comme les gardiens du temple de la culture, y croit. La pièce s’est déroulée sans hic. La chose peut paraître étonnante lorsque l’on sait qu’à cette exceptionnelle occasion, des mesures de sécurité strictes ont été prises et déployées massivement mais avec une discrétion surprenante et rassurante. Ce samedi là, la culture était d’autant plus honorée que les présences de Bernard Dadié, de Zadi Zaourou (tous deux ayant été ministre de la culture) et Mel Eg Théodore actuel ministre de Culture et de la Francophonie en ajoutaient à l’émotion.
Pathétique aussi ces voix des Djiz s’élevant dans la nuit naissante vers la route céleste pour célébrer l’art et annoncer le début de la cérémonie.
Et c’est au premier hôte du Palais de la Culture d’Abidjan qu’est revenu l’honneur d’accueillir ses illustres invités. Le Directeur Général Sidiki BAKABA a relaté les exaltantes péripéties de la naissance de l’Oiseau-livres, sans omettre de saluer le Président Laurent GBAGBO qui a cru comme lui que le rêve pouvait devenir réalité. Le Président de la République de Côte d’Ivoire dira d’ailleurs, après la représentation et la visite de l’Oiseau-livres : « Il y a longtemps qu’on en avait parlé. C’est Sidiki qui l’a conçu. Moi, tout-ce que j’ai fait c’est de donner l’autorisation aux militaires de donner la carcasse de l’avion. Je vois donc qu’il l’a vraiment transformé et c’est des milliers d’enfants qui viennent le visiter. Inciter les enfants à la lecture, faire en sorte que les enfants aiment la lecture c’est bien. Celui qui ne lit pas ne devient pas cultivé et celui qui n’est pas cultivé est grave ».
Dans son adresse, M. Sidiki BAKABA n’a pas omis de saluer les Tchamans qui ont fait des libations dans le but d’attirer la bénédiction des mannes sur le Palais de la Culture. Le Directeur Général du Temple ivoirien de la Culture a achevé son adresse par ces mots très forts : « Maintenant que l’Oiseau-livres a déployé ses ailes, la Côte d’Ivoire et sa culture vont prendre leur l’envol ».
L’administratrice du Palais de la Culture, Mme Yvette BAKABA, a abondé dans le même sens. Elle a affirmé que la réalisation de l’Oiseau-livres est la manifestation d’une chaîne d’amitié que prolongent depuis un an des milliers d’enfants. « Avec nos enfants présents dans le Temple de la culture, a-t-elle encore déclaré, l’avenir de notre culture est palpable, vivifiante et la transmission assurée (..). Quand les créateurs et les enfants se tiennent la main, tous les espoirs sont permis ». Madame BAKABA a terminé son propos en remerciant le Président de la République « car sans son amour de la culture, ce rêve n’aurait pas pu se réaliser ».
Ces paroles touchantes ont ensuite fait place à la brillante représentation de la pièce « Il nous faut l’Amérique » par les jeunes comédiens de l’Actor Studio.
Après ce spectacle théâtral le Président Laurent GBAGBO a visité l’Oiseau-livres, touchant ça et là quelques livres pour enfants, et appréciant le bel aménagement de cette « caverne » aux mille et un trésors.
Et c’est dans l’Oiseau-livres, assis sur le divan, qu’il a livré ses premières impressions sur « Il nous faut l’Amérique » : « J’ai beaucoup apprécié la pièce. Son titre avant tout m’étonnait. Sidiki BAKABA qui est le metteur en scène voulait m’en faire parvenir un résumé pour que j’en prenne connaissance, mais je ne l’ai pas jugé nécessaire pour privilégier l’effet de surprise. Aujourd’hui je l’ai découverte. Cette histoire là c’est tous les fantasmes du monde actuel. On court après la richesse, le pétrole etc. Je ne sais pas si c’est parce que l’on devient trop pauvres, ou si c’est parce qu’on nous renvoie à la télévision et au cinéma des images de richesse insolente, mais le constat est qu’on veut être riche et vite. Et naturellement, l’Amérique c’est le lieu de tous les fantasmes. On croit que tout le monde est riche. C’est entre autres ce que j'ai remarqué. Les jeunes gens ont très bien joué. Tenir le public en haleine pendant plus d’une heure c’est un exploit. Je suis avec plaisir les activités du Palais de la Culture. Je suis heureux et je pense que c’est une bonne chose ».
A travers cette visite le Président Laurent GBAGBO a montré une fois encore l’exemple, celui de soutenir les arts et la culture qui sont source de vie et de paix. Christian KOCANI |