Samedi 13 Mars 2010

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Remise de dons aux Belles Demeures

L'Institut a reçu les premiers fruits du Téléthon

Donner et ne rien attendre en retour qu’un sourire joyeux, capable d'essuyer et de faire oublier les larmes d’un enfant dont la cruauté des hommes a voulu hypothéquer les rêves d’avenir.

Madame Ayala Bakaba … c’est la mère
d’une multitude ...
Première femme ivoirienne d’origine française à s’être levée contre les canons de la mort en 2002, au moment où la Côte d’Ivoire se réveillait à l’aube rouge-sang de la crise la plus douloureuse de son existence.
Elle porte aujourd’hui, dans son cœur et sur ses « épaules », toute la soif d’exister d’environ 3000 enfants orphelins de guerre de l’Ouest de la Côte d’Ivoire.
Femme d’exception, Administratrice générale du Palais de la Culture d’Abidjan, Conseiller du Président de la République et marraine de l’ONG l’Institut Les Belles Demeures, elle a initié le 20 novembre 2007 un Téléthon en faveur de ses filleuls.

Cette mère au cœur d’or, à la chevelure de soleil et au sourire de diamant, ainsi que tous ceux qui lui ont prêté main forte (notamment les artistes de Côte d’Ivoire toutes disciplines confondues) pour la réalisation de cette émission diffusée en direct sur les antennes de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTl) Première chaîne et sur Internet grâce à Télé diaspora, n’avaient qu’un espoir: parvenir par.ce moyen à bâtir une dizaine de « Maisons de Vie ».
Ces « Maisons de Vie» ou foyers d’accueil, d’encadrement et d’épanouissement d’orphelins de guerre est une autre idée généreuse de Madame Bakaba. Dans la perspective d’un retour imminent à la paix, ce projet revêt d’autant plus d’importance que la prise en charge de ses enfants déshérités, mettra le pays à l’abri d’autres problèmes.
Au cours du Téléthon, des Ivoiriens et des amis de la Côte d’Ivoire ont fait parler leur cœur dans un premier élan de solidarité. Ainsi, plusieurs dons ont été reçus.
Il s’agit de :

  • 1 300000 F (Un million trois cent mille francs)
  • 1 carton de chaussures
  • 1 carton de vêtements pour enfant
  • 3 cartons de savons de lessive
  • 1 sac de riz

Il est à noter qu’une partie des 1 300000 F a servi à acheter: 5 cartons de médicaments d’une valeur de 500 000 F ; environ 2 tonnes de riz d’une valeur de 486 000 F
En plus de ces dons, le Palais de la Culture d’Abidjan a remis 4 cartons d’ouvrages scolaires
et parascolaires.


LANCEMENT DU PROJET DE CONSTRUCTION DE DIX (10) "MAISONS DE VIE AYALA BAKABA"

Avec Ayala BAKABA et l'Association l'«Institut les Belles Demeures», en partenariat avec le Palais de la Culture d'Abidjan et la Radio Nostalgie, construisons pour 2500 enfants orphelins de guerre dans la région de l'Ouest, dix (10) maisons de vie.

Faites parler votre cœur et offrez avec vos dons, respect, dignité et espoir d'un avenir meilleur à ces enfants éprouvés par la guerre.
Nous construirons avec vos dons en nature et en espèce ces maisons de vie qui leur apporteront reconfort, santé, éducation et surtout cette solidarité villageoise si chère à notre culture ivoirienne.

Adressez vos dons au Palais de la Culture d'Abidjan, à Radio Nostalgie pour le soutien aux enfants orphelins de guerre.

- COMPTE BANCAIRE CECP «INSTITUT LES BELLES DEMEURES N° 01201 050 0972 041069»

Année 2007, Année de Paix et d'Amour pour nos enfants orphelins de guerre.


INTERVIEW
de Mme Yvette BAKABA

LA CULTURE, CREUSET DE L’ACTION HUMANITAIRE

Madame BAKABA, le PALAIS DE LA CULTURE brûle de vie aujourd’hui. Vous êtes considérée par nombre de personnes comme étant la muse discrète et fidèle du maître des lieux, Monsieur Sidiki BAKABA. Vous l’inspirez sur le plan artistique et culturel, mais également sur le plan humanitaire. La Côte d’Ivoire a vécu des événements douloureux et, dans cette adversité, vous avez gardé la flamme allumée.

Parlez-nous de votre dévouement entier à l’endroit des démunis, des handicapés, des malades des enfants et des victimes de la guerre par le biais de votre collaboration avec le PALAIS DE LA CULTURE et certaines Organisations ou Associations humanitaires.

Il s’avère que lorsque nous avons écrit en 1998 le scénario de «ROUES LIBRES», nous avons dû rencontrer beaucoup d’handicapés et connaître leurs conditions désastreuses de vie et d’encadrement en Côte d’Ivoire. Dès le départ nous avions entrepris des démarches avec la Fédération des handicapés de Côte d’Ivoire (FEHACI) qui s’est sentie interpellée et passionnée par ce film. Nous avons été constamment en relation très amicale non seulement avec Monsieur DOGO Raphaël qui est le président de la FEHACI, mais également avec les différentes Associations de handicapés de Côte d’Ivoire qui font partie de la FEHACI. Notre première action a été de faire venir 20 fauteuils roulants que nous avons donnés, avant même le tournage, aux différents comédiens participant à cette aventure. Ces fauteuils ne faisaient bien entendu pas partis des émoluments des artistes.

Pour trouver ces fauteuils roulants, nous avons rencontré un Général français à la retraite ; le Général SIMONNET. Il nous a fait rencontrer SOLIDARITES INTERNATIONALES SOMME qui est une Association installée en France à Amiens (dans la Somme). L’action de cette Association c’est de récolter du matériel médical, des médicaments, tout ce qui peut, autour des équipements hospitaliers, être récupéré et convoyé chez nous. Ce partenariat conclu, nous avons, reçu 25 fauteuils, un peu plus que ce qui avait été prévu au départ et cela a été vraiment notre première collaboration. En dehors des fauteuils, le container contenait aussi des médicaments, du matériel hospitalier d’une valeur de deux cents millions (200 000 000 F CFA).

Nous avons réparti les dons dans les différents centres hospitaliers de la ville et dans quelques directions : à Abengourou qui est la ville natale de Monsieur BAKABA, à Tenguélan qui est la ville d’attache de Monsieur N’GOYE l’un des membres ivoiriens les plus actifs de SOLIDARITES INTERNATIONALES SOMME, puis dans certain nombre de petites villes d’où l’on nous a adressé des demandes. Ce fut ainsi une première action jugée très intéressante et satisfaisante.

Tout est donc parti du film ?

Oui, en effet.

Vous n’aviez certainement pas prévu cela à l’origine…..

Nous avions prévu dès la conception de ce film de faire une action humanitaire. Absolument. C’étaient simplement des fauteuils roulants et finalement lorsque nous avons su qu’à Amiens il y avait beaucoup de matériel, nous avons élargi notre action en accord avec solidarités Internationales Somme. En dehors de ces fauteuils roulants, nous avons aussi mené une petite action avec la chaîne française ARTE qui avait programmé en mai 2002 la sortie d’une série de films tournés et produits en Afrique. Une série de 6 films qui s’appelait «Regards Noirs» et dont «ROUES LIBRES» faisait partie. L’action était discrète et a eu lieu lors des journées portes ouvertes organisées par ARTE au Musée DAPPER à Paris. Pendant cet événement où la série de films a été présentée en première, ARTE a confectionné et vendu des T-shirt à l’effigie de la FEHACI. Et les responsables de la chaîne nous ont envoyé ensuite le chèque correspondant au montant des ventes. C’était très symbolique (400 Euros). Mais c’était un geste qui a beaucoup touché la fédération des handicapés et qui m’a aussi personnellement touché par son côté inattendu. Voilà résumé notre première action.

Le constat du manque important d’aide aux handicapés, appuyé par la réussite de la première action a certainement galvanisé votre cœur en faveur d’autres actions.

Voyant qu’il y avait une forte demande, nous avons essayé de chercher plus systématiquement d’autres fauteuils roulants et puis toutes sortes d’appareillages pour handicapés. Toujours avec SOLIDARITES INTERNATIONALES SOMME, nous avons réuni du matériel hospitalier, du matériel pour handicapés d’un montant de deux cent cinquante millions de francs (250 000 000 FCFA). Il s’avère que j’ai pu obtenir gratuitement d’un sponsor un conteneur de 40 pieds.

Peut-on connaître le nom de ce généreux sponsor ?

Oui, c’est la SOCOPAO, par l’intermédiaire de Monsieur VAILLANT qui en était le responsable à l’époque. Il faut aussi dire que j’ai pu obtenir de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire que nous puissions utiliser les possibilités du service des actions sociales de la Présidence. Ainsi, grâce à l’équipe de la Présidence nous avons pu obtenir de faire sortir ce matériel du Port gratuitement. Là aussi, c’est un partenariat qui s’est établi et qui s’est révélé très efficace.

C'était donc bien avant la guerre ?

C’était avant la guerre. La deuxième action s’est préparée en 2002. Et le hasard du calendrier a fait que nous avons réceptionné le container en octobre de la même année . Il est arrivé en septembre et nous l’avons reçu au PALAIS DE LA CULTURE en octobre. Nous avons donc pu, toujours en partenariat avec l’ONG SOLIDARITES INTERNATIONALES SOMME, représentée par Monsieur N’GOYE, en partenariat avec le PALAIS DE LA CULTURE et avec moi-même, faire ce don d’une valeur de deux cent cinquante francs (250 000 000 FCFA) dans lequel il y avait et des fauteuils roulant que nous avons remis à la FEHACI des médicaments et du matériel hospitalier.

Lorsque vous parlez de vous, est-ce pour le compte d’une structure et laquelle ?

Ce sont des actions que j’ai menées personnellement. Il est vrai que je suis productrice de films; que cela m’a aidée à rencontrer les handicapés de Côte d’Ivoire. Mais, je ne pouvais pas envisager et cela est important par rapport à mon éthique, de faire un film dans lequel devait être exposée la situation des handicapés en Afrique, même si c’est une fiction inspirée d’un fait divers, sans m’interroger sur ce que moi j’étais en mesure de faire pour leur apporter un petit soulagement. C’est vrai, il faut reconnaître que cette fois-là ce fut plus qu’important puisque la guerre s’est déclarée le 19 septembre et que nous avons eu la remise de dons le vendredi 27 octobre 2002. Grâce à la Présidence nous avons pu remettre tout ce matériel tout de suite. Ce fut une liste énorme d’équipements et autres dons dont été bénéficiaires les CHU de Treichville, de Yopougon, l’hôpital militaire d’Abidjan, l’hôpital d’Abobo Nord, l’hôpital de Port-Bouët, les hôpitaux d’Abengourou, d’Agnibililékro, le village de Tenguélan, les enfants orphelins des événements d’octobre 2000, le Fédération des Associations pour la promotion sociale des handicapés de Côte d’Ivoire.

Avez-vous une politique de suivi de ces dons ?

...Ce qui est essentiel à mon sens, c’est que lorsque nous amenons des dons, nous les remettons à des responsables. Je crois que c’est quand même une garantie. Par ailleurs, nous avons des correspondances avec les bénéficiaires des dons. Ils nous disent dans quelles conditions ils les réceptionnent et les installent. Et nous avons eu de nombreuses lettres de remerciements. Un lien s’est tissé entre des gens. C’est peut-être ça qui est important. Des médecins sont venus, nous avons échangé. Nous avons eu la certitude que ces matériels sont arrivés à destination puisque nous avons visité des centres bénéficiaires. Donc, sans l’ombre d’un doute, je peux dire que tout à été réceptionné.

Les deux actions dont nous venons de parler concernent SOLIDARITES INTERNATIONALES SOMME. Qu’en est-il des autres actions ?

Actuellement, je suis entrain de préparer une autre action avec Solidarités Internationales Somme.

La troisième ?

Ce sera peut-être la quatrième car j’ai oublié de dire que nous avons fait venir une ambulance qui va être réceptionnée par la ville de Tenguélan qui n’en dispose pas. L’ambulance est déjà arrivée à Abidjan et elle est en train d’être dédouanée. Maintenant, nous avons une opération humanitaire importante qui va consister à recevoir encore un container de 40 pieds. Là c’est un partenariat nouveau, où nous avons associé SOLIDARITES INTERNATIONALES SOMME et la Mairie de Paris. Cette Mairie nous offre deux containers. Un container pour acheminer un matériel humanitaire qui attend à Amiens et un autre de livres. Là, avec une autre Association qui s’appelle « Le Français en Partage» que je représente à Abidjan.

Comment êtes-vous entrée en relation avec la Mairie de Paris?

La Mairie de Paris, c’est une action que j’ai menée car je désirais impliquer une instance française qui a à cœur d’apporter de l’aide même modeste mais certaine. Mon problème c’est d’avoir des conteneurs. Un conteneur de 40 pieds c’est de l’ordre de 3 millions. Donc c’est beaucoup d’argent. En impliquant la Mairie de Paris je voulais démontrer qu’il y en France des Institutions qui se préoccupent des Ivoiriens.

La mairie de Paris m’a accueillie avec beaucoup d’intérêt. Lorsque je leur ai exposé quels étaient les objectifs de mes actions humanitaires, ils m’ont dit qu’ils étaient partie prenante car effectivement, il s’agit de soulager des populations en souffrance particulièrement dans une période où la guerre a fait des ravages et où l’on se heurte à une insuffisance de matériel hospitalier, de médicaments, de vaccins, de kits de survie pour les bébés dans les zones qui ont été terriblement éprouvées. J’espère donc recevoir les deux conteneurs de la Mairie de Paris courant 2004.

L’un de ces containers ainsi que vous l’avez dit sera mis à la disposition du Français en partage pour un don de livres. Parlez-en.

Le Français en Partage a pour vocation de répondre, dans la mesure de ses capacités, à des besoins urgents en livres. Ce sont des livres de récupération d’excellente qualité, provenant de bibliothèques, de centres de documentation, et que l’on amène partout où il y a une demande en espérant répondre au besoin très important d’appropriation culturelle. Nous avons fait une première opération. J’ai reçu deux (2) tonnes d’ouvrages. Là, nous envisageons une action beaucoup plus importante. Monsieur Ferrando DURFORT qui est le Représentant du Français en Partage a rencontré beaucoup d’institution en Côte d’Ivoire, en juillet 2002 et en juillet 2003. Nous avons fait le tour d’un certain nombre de besoins. Il y avait l’Agence Ivoirienne Francophone, la Bibliothèque Nationale pour laquelle une importante action de réhabilitation du stock de livres va être menée, la bibliothèque Municipale d’Abidjan et bien sur des bibliothèques de lycées dans la commune de Treichville où nous sommes installés. Le centre de Ressources du PALAIS DE LA CULTURE va aussi être totalement équipé en ouvrages d’art dans toutes les spécialités par le Français en Partage et nous prévoyons en outre de faire une Foire du livre. Le principe de cette foire consistera à vendre par exemple un livre qui coûterait dix mille F CFA à 500 F CFA voire à 1000 F CFA si c’est un livre exceptionnellement important ou ayant un grand intérêt universitaire ou scolaire.

C’est aussi une manière de démocratiser l’enseignement. Et qu’allons-nous faire de cet argent ? Nous allons payer les conteneurs, l’acheminement du matériel jusqu’au PALAIS DE LA CULTURE, la mise en condition du matériel à Paris jusqu’à l’arrivée à Abidjan. Un peu d’argent sera remis au PALAIS DE LA CULTURE puisque la Foire du Livre se déroulera ici et qu’il faudra payer la location. 80 % de la vente sera consacrée aux frais du prochain acheminement des ouvrages qui viendront en Côte d’Ivoire parce que pour répondre favorablement aux nombreuses demandes des Institutions, il nous faut trouver de l’argent pour disposer des conteneurs.

La collaboration avec le Français en Partage est-elle née du projet de «L’OISEAU-LIVRES » ?

Pas tout à fait. Etant universitaire, je suis donc attachée à tout ce qui véhicule la connaissance. Et le livre pour moi est un instrument privilégié. Ma rencontre avec Ferrando DURFORT a donc consacré mon projet qui n’est plus une simple collaboration car je suis devenue membre du Français en Partage. D’où, l’équipement de «L’OISEAU-LIVRES», l’équipement de bibliothèques dans la commune de Treichville, les différentes actions que nous pouvons mener avec un certain nombre d’Associations qui essayent de véritablement ré-impliquer la jeunesse à la lecture.

Madame BAKABA, certains édifices et centre de l’intérieur de la Côte d’Ivoire porte désormais votre nom, en reconnaissance de la portée de vos actions humanitaires. Dans ce cadre vous êtes en relation avec l’ONG «LES BELLES DEMEURES». A quand remonte cette autre aventure humanitaire ?

Les «LES BELLES DEMEURES» est une structure à caractère caritatif et dont l’objectif est de faire un travail d’éducation, d’Assistance et d’insertion en faveur des enfants en situation difficile entre l’âge de 0 et 18 ans dans la région de l’ouest de la Côte dIvoire. Cette Association est représentée par le Révérend SIEHI Benjamin que j’ai eu l’occasion de rencontrer lorsqu’en octobre 2002 nous sommes partis avec la Société Civile en mission avec le PALAIS DE LA CULTURE pour la réalisation d’un documentaire. Cela répondait à la nécessité dès le début de la guerre, de rencontrer les populations afin de les prévenir du danger de la guerre civile ou religieuse et d’amener les uns et les autres à l’apaisement, à la recherche de la paix. Il nous paraissait très important que les artistes également manifestent dès le début par leur action, leur volonté d’amener le plus vite possible les Ivoiriens à surmonter leur conflit et d’abord à se parler puis à retisser des liens qui permettaient la venue de la paix. Nous voulions éviter le pire : la généralisation de la guerre. C’est donc à l’occasion de la caravane de la paix conduite par Monsieur Honoré GUIE que j’ai rencontré le révérend SIEHI. Une amitié s’est nouée, de laquelle est ressortie une action en faveur des populations, particulièrement des enfants vivant dans les zones déplacées. Depuis cette rencontre, je participe dans la mesure de mes moyens à

... des actions. Alors, ma grande surprise a été de constater que les « Belles Demeures » ont décidé d’ouvrir des centres d’enfants à Bangolo, Duékoué, Man, Kouibly, et Fakobly et ils portent mon nom. Ma première réaction a été de refuser poliment, compte tenu non seulement de mes nombreuses responsabilités et actions humanitaires, mais aussi parce que l’on ne peut pas tout faire. Cependant quand j’ai compris que C’était le révérend qui était au cœur de tout cela, il m’a été très difficile de refuser de participer à ces actions.

Et comment ou par quoi se caractérisent–elles ?

Dans un premier temps j’apporte une assistance matérielle ensuite, dans un second temps, peut-être également un espoir d’écoute des problèmes de ces enfants et une ouverture aussi sur Abidjan. Au menu des activités de ces centres, il y a un programme humanitaire et médical…

Les Axes principaux

Alors, il y a beaucoup de choses : l’encadrement et le suivi des enfants de la rue, la gestion des conflits, la formation, l’encadrement, l’alphabétisation, la prise en charge d’enfants orphelins du SIDA, un centre de métiers, un centre de sensibilisation et de prévention contre le SIDA, la lutte contre l’exploitation et le trafic des enfants, un centre d’hébergement, la lutte contre la prostitution etc.

En fait, il y a énormément d’activités qui sont prévues. Et il est encore une fois vrai que si nous n’avions pas connu les calamités de la guerre, ces centres se seraient bien développés. Un envoi de médicaments est prévu avec le maire de Palerme (Italie) et la communauté Ivoirienne de la ville avant mai 2004.

En dehors de toutes les Associations dont vous venez de parler, y en a-t-il d’autres ?

Là, je crois que leur nombre est suffisant puisqu’il y a le Français en Partage, Solidarités Internationales Somme, les Belles Demeures et le travail que je continue de faire avec la Fédération des Handicapés de Côte d’Ivoire. Le Palais de la Culture est impliqué dans ces actions, puisque toute l’équipe ici participe à ces dons humanitaires. Cela veut dire que nous réceptionnons les dons ici, nous les mettons à la disposition des différentes Associations qui viennent les chercher au PALAIS DE LA CULTURE et nous créons de petits événements autour. Parce qu’un lieu de culture, c’est un lieu de vie. A un moment où les gens souffrent, la culture n’est pas un champ clos. Ce n’est pas un en soi. C’est un espace social, de réflexion, d’interpellation, d’écriture, de réalisation, et, comme nous l’avons découvert avec la guerre, un espace de soutien aux populations en souffrance. L’oiseau livres a été une idée du Directeur du Palais de la Culture. Mais comment mettre des livres dans l’avion, c’est une action de Madame BAKABA. C’est une manière de collaborer et de participer à un rêve. Nous avons fait des dons de sang, monté des émissions de télévision, monté des spectacles en faveur des personnes déplacées. Toutes ces actions ont été faites dans le même sens : soulager. Si nous le pouvons , pourquoi ne pas le faire. Pour avoir accès à la Culture, il faudrait déjà que le cœur y soit. C’est un vaste échange d’émotion, de lucidité créative et tout cela s’enracine dans le terreau de la vie .

Vous parlez de la vie, et la vie humaine c’est en général l’union de deux cœurs dans l’amour. Le PALAIS DE LA CULTURE a permis à des hommes d’arme de célébrer leur mariage dans vos murs. Un des nombreux événements inédits auxquels le PALAIS DE LA CULTURE d’ABIDJAN sous la houlette de Sidiki BAKABA a habitué le public. Racontez-nous cette autre fête symbole de luxuriance de la vie même en pleine guerre.

Ces mariages ont été quelque chose en effet d’assez fantastique. Je dirais la chose suivante : Nous sommes à côté de la Garde Républicaine. Nous entretenons d’excellentes relations de voisinages . Mais disons que c’est le fruit d’un travail. Nous avons petit à petit noué des liens qui sont passés d’une observation de voisins, à un échange de services. Ils ont accepté de venir encadrer certaines de nos manifestations. Puis nous leur avons proposé de venir assister à nos spectacles à des coûts d’amis. C’est assez extraordinaire quand vous avez 50 à 60 corps habillés venant voir une pièce de théâtre. C’est quelque chose d’intéressant . Ces relations de bon voisinage sont devenues donc des relations d’amitié et de solidarité. Lorsque nous nous sommes trouvés dans une situation difficile, au cours de laquelle nous ne pouvions plus payer les prestataires de service qui assuraient la garde et la sécurité au PALAIS DE LA CULTURE, nous nous sommes tournés vers nos voisins et nous leur avons demandé de surveiller le PALAIS DE LA CULTURE la nuit. Ils l’ont fait avec honneurs. Cela nous a permis d’alléger nos dépenses en divisant pratiquement par deux notre facture et de protéger le Palais de tout risque d’attaques et de dégradation en cette période de crise. Lorsque nous avons entendu parler de ces mariages, il sont venus nous demander la location de la salle Anoumabo pour se marier. Pour les remercier du bon voisinage, de leur soutien et de leur travail, nous leur avons fait la surprise de leur donner la salle pour la célébration de leurs mariages en contrepartie de leur présence sur le site. Imaginez le théâtre Anoumabo contenant 600 mariés sans compter les invités ! C’était beau et étonnant à la fois.

Cette action visait certes la célébration de l’amitié et du bon voisinage, mais aussi le soutien aux Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI). Parce que pendant cette guerre, ils ont eu à prendre de lourdes responsabilités. On ne peut donc que les en remercier. A Chaque fois que faire se peut, si nous pouvons nous rendre utile, nous n’hésiterons pas, de la même façon qu’ils sont constamment avec nous pour nous aider lorsque nous avons des imprévue.

La Culture et l’action humanitaire semblent pour vous s’inscrire dans le même prolongement. Elles se tiennent, se complètent, vont de pair

Je crois que l’action humanitaire est une culture. C’est une culture démocratique. Une culture de reconnaissance de la souffrance de l’autre. C’est une volonté de partage. Dans des moments difficiles comme ceux que nous avons traversés. La générosité, oui, a une dimension culturelle. Je ne vois pas la culture renfermée, égoïste ou en vase clos. Pour moi la culture est quelque chose qui traverse entièrement le champ social. Et comme je l’ai dit tantôt, elle s’enracine dans la vie d’un peuple.

Indépendant même des prises de parti ?

En dehors de tout cela bien entendu. Parce que les options politiques des uns et des autres, c’est quelque chose qui est en rapport avec la responsabilité citoyenne. Alors que là, il s’agit d’une écoute, d’un enracinement, d’une immersion dans la vie sociale. Quand le peuple souffre, on ne peut pas rester indifférent. Vous avez vu des enfants qui ont apporté leur goûter aux enfants déplacés, des familles dont chaque enfant a apporté un kilo de riz. Comment ne pas imaginer des artistes apportant leur capacité relationnelle et créatrice pour soulager ? Cela me paraît indispensable.

Pensez-vous poursuivre toutes les actions entreprises lorsque la psychose de la guerre ne sera plus qu’un mauvais souvenir relégué dans l’oubli du temps ?

Cela va de soi. L’action amène l’action. Une situation en appelle une autre. C’est ça la vie. C’est ce mouvement incessant et cette rencontre toujours possible. Une action humanitaire c’est une petite goutte d’eau dans le désert. Mais d’une goutte d’eau à une autre goutte d’eau, on peut fertiliser un champ. Que chacun amène une petite goutte d’eau, pourvu que ce ne soit pas une larme… Là où nous sommes, nous aidons à mieux être, à mieux vivre, à mieux aimer, à mieux connaître la personne qui souffre dans la même galère et lui dire qu’elle n’est pas seule et, qu’on est ensemble à la recherche d’un mieux être dans le respect de la vie et l’amour du prochain.

Une interview de Christian KOCANI
Journaliste au quotidien ivoirien "24 Heures".

 

 


ACTIONS HUMANITAIRES EN PERIODE DE GUERRE

  • En partenariat avec l'ONG Le Français en partage, dons en 2002 de livres (500 volumes) à la Bibliothèque nationale et à la Mairie d'Abidjan. Pour 2003, plusieurs tonnes d'ouvrages seront distribués à la Bibliothèque nationale, au Centre universitaire d'Abidjan et aux mairies des zones de guerre.
  • Avec l'ONG Solidarité internationale (…), dons de matériels sanitaires et de médicaments aux hôpitaux en 2002. Une ambulance sera livrée au mois d'août à l'hôpital de Tenguelan
  • Avec Planète-Loisirs, seront organisés, des ateliers pour les enfants déplacés (mercredi et samedi)
  • Avec Belles Demeures, dons de médicaments et de vivres, ainsi que des livres pour les écoles ivoiriennes.
  • En partenariat avec la Ville de Paris, le financement de deux conteneurs de 40 pieds pour l'acheminement des médicaments et des livres sur Abidjan en direction des jeunes et adolescents en zones de guerre.

MISSION HUMANITAIRE ET D'EVALUATION

EN FAVEUR DES ENFANTS ORPHELINS DE GEURRE

DU 02 AU 06 AVRIL 2006

VILLAGES VISITEES : Petit Duékoué - Guitrozon - Gbapleu - Bagohouo - Nidrou - Sibably - Guezon - Pona-Vahi - Duékoué Carrefour - Guinglo Zia.

"CRI DU COEUR DE Mme AYALA BAKABA" (11/04/2006)

Depuis octobre 2002, nous nous sommes inquiétée des conséquences de la guerre survenue en Côte d’Ivoire après la tentative de coup d’état manqué du 19 septembre 2002.
Nous avons donc participée à la caravane de la paix initiée par Monsieur Honoré Guié en Novembre 2002 et c’est ainsi que nous avons compris en observant les conditions de dénuement des populations déplacées de guerre tout au long de notre parcours à travers la Côte d’Ivoire, que la société civile et les artistes devaient faire barrage, par leur engagement en faveur de la paix, à l’extension de la guerre dans les cœurs et les esprits et prôner la solidarité en se mettant à la disposition des familles endeuillées et des enfants victimes de cette guerre absurde et cruelle.

C’est en participant à la Caravane de la paix que nous avons rencontré le Révérend Siéhi qui milite en faveur de la protection de l’enfance en offrant avec son ONG « L’institut les Belles Demeures » un cadre pour recueillir les enfants orphelins de guerre et les enfants vulnérables dans les zones du Moyen Cavally, les plus dévastées par le conflit.

Nous nous sommes impliquée par nos actions culturelles et nos dons, engageant aussi le Palais de la Culture dans notre politique d’éveilleurs de conscience. Nous avons pu soutenir les actions du Révérend Siéhi, mobiliser le Ministère de la Solidarité et la Présidence pour apporter un soutien moral et matériel à ces enfants orphelins qui réclament attention, soins et amour.

Mais la machine à fabriquer les orphelins, la situation de ni paix ni guerre et son cortège d’exactions meurtrières, a continué ses ravages en Novembre 2004, en Mai 2005, et aujourd’hui encore en Mai 2006 à Bangolo ; aggravant encore le sort des orphelins et des familles d’accueil.

C’est ainsi que nous avons porté secours, malgré la faiblesse de nos moyens, aux familles qui se sont réveillés le premier Juin 2005 dans un cauchemar indescriptible à Guitrozon et à Petit Duékoué : nous y avons perdu 55 enfants orphelins de guerre en une nuit, "tués" une deuxième fois dans leur famille d’accueil. Bouleversée par tant de cruauté génocidaire, nous nous sommes résolue à témoigner en produisant un documentaire sur ces massacres et ce fut l’occasion d’entendre les enfants et les mères d’accueil nous appeler à leurs secours.

Si nous n’avons pas les moyens de répondre à tout leur besoin, nous nous devons d’être la voix des sans voix, et par le biais de nos actions humanitaires, réveiller les consciences et espérer que la voix du Palais de la Culture soit entendue.

Nous ne pouvons nous substituer aux décisions de l’ Etat mais nous voudrions sensibiliser les Décideurs de notre pays que des actions d’urgence s’imposent pour sauver ces enfants de l’exclusion et de la souffrance matérielle et morale que nous leur imposons en ne donnant pas les moyens immédiats de leur sauvetage.

Nous devons faire l’économie d’autres rebellions car la frustration et le rejet sont de mauvais conseillers ; d’où la nécessité de prendre en compte ces enfants vulnérables et leur assurer un destin digne de la Côte d’Ivoire, sans attendre les calendes grecques.

C’est ainsi que nous avons organiser une mission humanitaire du 02 au 08 Avril 2006 dans les Localités suivantes : Bagohouo, Guitrozon, Gbapleu, Petit–Duékoué, Pona-Vahi et Sibably pour nous rendre compte des conditions actuelles des Enfants Victimes de la Guerre dans les zones menacées et leur apporter notre soutien Matériel, Affectif, et Culturel.

La rencontre a été d’une exceptionnelle qualité : Les Autorités et les Populations se sont mobilisées en nous manifestant une grande ferveur.

Les Valeurs de Solidarité, de Fraternité, et de Partage, se sont exprimés par des Echanges Culturelles et des Dons, les villageois déployant une Hospitalité exceptionnelle.

Face à ses Enfants Orphelins Victimes de la Guerre qui aspirent à une reconnaissance de la Nation, nous nous sommes fait la promesse de répondre à leur attente d’un avenir Meilleur et Fraternel.

Nous proposons donc aux autorités, la construction de dix centres sur des terrains offerts par les villageois pour la prise en charge sanitaire, psychologique et sociale des familles d’accueil et des enfants, afin d’inscrire dans l’espace social du village la volonté des ivoiriens de voir leurs enfants orphelins entourés, soignés, éduqués dans le respect des valeurs africaines de solidarité essentielles à l’épanouissement de la communauté dans son entièreté.

En réparant le tissu social déchiré par les conflits, nous participons à introduire la paix dans le village et dans les cœurs.

Madame Ayala BAKABA


- ONG "INSTITUT LES BELLES DEMEURES" -


ONG/ DE PRISE EN CHARGE GLOBALE ET DE DEFENSE DES DROITS DES ENFANTS ET ADOLESCENTS AGES DE 0 A 18 ANS RENDUS VULNERABLES PAR LES CONFLITS ET LES IST - SIDA

- PRESENTATION -

- HISTORIQUE :

L'INSTITUT LES BELLES DEMEURES est une Organisation Non Gouvernementale de prise en charge globale et de défense des droits des enfants et adolescents âgés de 0 à 18 ans rendus vulnérables par les Conflits et les IST - SIDA.

L'INSTITUT LES BELLES DEMEURES a été crée le 25 Mai 1999 sous l'initiative du Révérend Docteur SIEHI Benjamin par amour et par compassion pour les enfants.

L'INSTITUT LES BELLES DEMEURES est légalement constitué et reconnu par l'Etat de Cote d'Ivoire par l'Arrêté Ministériel du Ministère d'Etat, Ministère de l'Administration du Territoire N° 476 / MEMAT / DGAP / SDVAC du 30 Décembre 2003.
. Insertion au Journal Officiel de Cote d'Ivoire numéro 39 du 23 Septembre 2004.
. Reconnaissance Ministère de la Solidarité de la Sécurité Sociale et des Handicapes N° 00618 / MSSSH / CAB du 22 / Il / 2005.
. Appui du Ministère de la Solidarité de la Sécurité Sociale et des Handicapes aux actions sociales de l'Institut les Belles Demeures N° 00619/ MSSSH / CAB du 22 / 11 / 2005 du 22 / 11 / 2005.

"LES MAISONS DE VIE AYALA BAKABA" (CACE) sont reconnus par le Ministère de la Solidarité de la Sécurité Sociale et des Handicapes N°300/MSSSH/ DPPS du 07/ 09/ 2005.

"L'INSTITUT LES BELLES DEMEURES" travaille en collaboration avec toutes les Organisations et Institutions Nationales et Internationales Accréditées en Cote d'Ivoire.

-OBJECTIF :

"L'INSTITUT LES BELLES DEMEURES" a pour objectif :

- Regrouper et encadrer les Enfants et Adolescents Rendus Vulnérables par les Conflits et les IST - SIDA à travers la création des Centres d'Accueil et d'Orphelinats.
- La Défense des Droits des Enfants et Adolescences en situation difficiles.
- L'Amélioration de leurs conditions et leur encadrement dans des Familles d'Accueil. - Créer des Actions Sociales (Activités Génératrices de Revenus) en faveur de la Communauté pour une prise en charge de l'Enfant Vulnérable et Orphelin (OEV).

- CONTACTS -

- Adresse Siège : BP 365 DUEKOUE (RCI)

- Téléphone : * Reverend SIEHI : (00225) 08 01 06 79, * Duekoue : (00225) 06 07 57 50 , *Bangolo : (00225) 06 78 30 04 , * Touleupleu : (00225) 05 47 45 84, * Zoukougbeu : (00225) 05 47 46 73

- E-mail : bellesdemeures@yahoo.fr

 

 

 

 


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Mission Humanitaire et d'Evaluation sur Duékoué en partenariat avec l'ONG "INSTITUT LES BELLES DEMEURES"






 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dons de matériels informatiques aux Forces de Défense et de Sécurité (Garde Républicaine de Côte d'Ivoire)





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