L’Oiseau-Livres est souffrant Une merveille à préserver absolument 06/06/2008
Le bel oiseau qui, au Palais de la Culture d’Abidjan, sur les ailes du livre fait voyager chaque semaine des milliers d’enfants, est souffrant. L’Oiseau-Livres est malade depuis le vendredi 6 juin 2008. Ce soir-là, la grande pluie qui s’abattait sur la ville entière, accompagnée d’un vent violent, ne l’a pas épargné. Cette merveille est non seulement l’une des fiertés du Palais de la Culture, mais aussi de la Côte d’Ivoire. Depuis que la carcasse du premier avion du premier président de la république de Côte d’Ivoire s’est métamorphosée en bibliothèque pour enfant, cet Oiseau sublime a reçu la visite d’artistes et de personnalités illustres d’ici et d’ailleurs. Parmi ses plus récents hôtes, l’on peut citer le Prix Nobel Raghu Savalgi, Enrico Macias, Guru Saroja Vaidyanathan, et tant et tant d’autres personnalités d’exception qui sont toutes tombées sous son charme. L’arrière de l’avion s’est affaissé. La chose est d’autant plus déplorable que le Directeur général du Palais de la Culture, qui est le père de L’Oiseau-Livres, n’a eu de cesse d’attirer l’attention des autorités pour que cette merveilleuse bibliothèque soit mieux protégée contre les intempéries. La supplique des enfants sera-t-elle enfin entendue ? En attendant que le bel oiseau soit rétabli, c’est la consternation pour des millions d’enfants dont c’est le fidèle compagnon. A-t-on le droit de tuer les rêves d’avenir de ceux qui demain porteront haut le flambeau de la Côte d’Ivoire ou de leur pays. A-t-on idée du déclic que cet avion crée dans l’esprit des enfants lorsque par milliers ils le visitent et découvrent ses fabuleux trésors ? A travers ses hublots, lorsqu’au coucher les derniers rayons du soleil caressent la surface des eaux lagunaires, l’on forme le vœu que très bientôt, à l’aube naissante, L’Oiseau-Livres se rétablira, se relèvera ; que l’Albatros déploiera ses ailes de géant et s’élancera encore et encore vers ces rêves et ces horizons inconnus qui font à l’humanité franchir les grands pas. L’Oiseau-Livres mérite d’être désormais mieux protégé. Pour le bonheur des enfants et pour l’avenir, ce n’est pas impossible… Christian Kocani |